Ressources · Intégration n8n

Intégration PostHog n8nAutomatiser PostHog avec n8n.

Un événement qui n'arrive jamais dans PostHog n'existe pas. L'intégration PostHog n8n sert à ça : 5 opérations réparties sur 4 ressources pour créer un événement, une identité ou un alias, et pour suivre une page ou un écran. Côté déclenchement, PostHog n'a pas de nœud trigger dans n8n.

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Pourquoi automatiser

Que fait vraiment l'intégration PostHog n8n ?

Le nœud PostHog écrit, il ne lit pas. Il prend l'élément qui circule dans ton workflow et le transforme en quelque chose que PostHog sait stocker : un événement avec un nom et des propriétés, une identité, un alias, une page ou un écran suivi. Chaque appel réclame un distinct ID, la valeur qui permet à PostHog de distinguer un utilisateur d'un autre. Le nœud est livré avec n8n, et le credential que tu crées, c'est-à-dire le jeu d'identifiants enregistré dans n8n, resservira dans tous tes workflows.

Le premier besoin, c'est presque toujours le même : un événement métier qui ne part jamais du navigateur. Un virement encaissé, un devis signé dans le CRM, un rendez-vous confirmé par téléphone. Rien de tout ça ne déclenche de script côté page, donc rien n'atterrit dans PostHog. Un workflow qui reçoit déjà l'information appelle event.create, nomme l'événement, joint le distinct ID, et l'entonnoir de conversion redevient lisible.

Deuxième usage : le travail d'identification, en amont du produit. identity.create crée une identité à partir d'un distinct ID, alias.create enregistre un nom d'alias en face de ce même distinct ID. Les workflows qui partent d'une boîte mail ou d'un tableur s'y prêtent bien, parce qu'un lot venu de Google Sheets ou un message traité via Gmail porte souvent l'identifiant avant que le produit ne le connaisse.

Troisième usage : les pages et les écrans envoyés depuis le serveur. track.page et track.screen demandent chacun un Name et un distinct ID, ce qui les rend utiles quand la vue se produit là où aucun script de navigateur ne tourne. Si le même flux alimente déjà Segment ou un tableau de bord dans Grafana, un seul workflow peut arroser les trois destinations.

Maintenant, la limite, dite franchement. Le catalogue tient en 5 opérations sur 4 ressources, et c'est toute la surface du nœud. Pour le reste de l'API PostHog, tu passes par le nœud HTTP Request : il appelle n'importe quel endpoint de l'outil en réutilisant le même credential via l'authentification prédéfinie. Ce n'est pas un pis-aller, juste un autre nœud sur le même canvas.

Dernier point à anticiper : PostHog n'a pas de nœud trigger dans n8n. Un workflow le concernant démarre avec un Schedule Trigger à intervalle fixe, avec le nœud Webhook de n8n appelé par un service tiers, ou avec le trigger d'un autre outil. Le modèle public 968 fonctionne exactement comme ça : une requête arrive sur une URL de webhook, un événement PostHog est créé. Pour monter ce genre de chaîne proprement, la formation n8n existe.

Connexion

Comment connecter PostHog à n8n ?

  1. 01

    Récupérer la bonne clé API

    Il te faut un compte PostHog, ou PostHog hébergé sur ton propre serveur. La clé dépend de ce que le nœud va appeler. Pour les endpoints publics en POST uniquement, prends une Project API key dans les réglages General de ton projet. Pour les endpoints privés, une Personal API key dans la section Personal API Keys de ton compte utilisateur. Deux clés, deux écrans différents : prends celle dont ton workflow a besoin.

  2. 02

    Choisir l'URL de l'API

    Le credential demande une URL, et le domaine correct dépend de l'endroit où vit ton projet. Sur US Cloud, c'est https://us.i.posthog.com pour les endpoints publics en POST uniquement, https://us.posthog.com pour les endpoints privés. Sur EU Cloud, la paire devient https://eu.i.posthog.com et https://eu.posthog.com. Sur une instance auto-hébergée, tu mets ton propre domaine. L'URL de ton instance PostHog te dit dans quel cas tu es.

  3. 03

    Enregistrer le credential une seule fois

    Dans n8n, ouvre le menu Credentials, crée le credential PostHog et remplis les champs URL et API Key. Un credential se crée une fois et se réutilise dans tous les workflows de l'instance : tu fais ça le premier jour, jamais après. Pose ensuite un nœud PostHog sur le canvas, il te propose le credential dans sa liste déroulante. La manipulation est la même sur n8n Cloud et sur une instance auto-hébergée.

Actions

Ce que le nœud PostHog sait faire

Le nœud PostHog expose 5 opérations sur 4 ressources. Pour chacune : le nœud tel que tu le configures dans n8n, les champs obligatoires, et nos notes de terrain.

Matrice ressources × opérations
RessourceCreatePageScreen
Alias✓
Event✓
Identity✓
Track✓✓

Alias

1 opération
01

Create an alias

alias.create

Ce que tu vois dans n8n

Notes & cas d'usage

Enregistre un nom d'alias en face d'un utilisateur que tu suis déjà par son distinct ID. Un élément en entrée, un alias stocké dans PostHog.

Paramètres clés

  • Alias : le nom de l'alias. Champ requis, que tu saisis dans le nœud ou que tu tires de l'élément entrant avec une expression du type {{ $json.field }}.
  • Distinct ID : le distinct ID de l'utilisateur, requis lui aussi. Un champ requis laissé vide bloque l'exécution du nœud avant même l'appel.
  • Timestamp : rangé dans Additional Fields. Non renseigné, il prend automatiquement l'heure courante, ce qui compte le jour où tu rejoues un historique.
Cas d'usage
un workflow d'inscription qui reçoit un compte avec deux identifiants écrit le second ici, juste après la création du compte.

Event

1 opération
02

Create an event

event.create

Ce que tu vois dans n8n

Notes & cas d'usage

C'est l'opération qu'on utilise le plus. Elle envoie un événement nommé à PostHog pour un utilisateur donné, et rend visible une étape qui se passe loin du navigateur.

Paramètres clés

  • Event : le nom de l'événement, requis. C'est l'étiquette que tu chercheras ensuite dans PostHog, donc garde-la stable d'une exécution à l'autre.
  • Distinct ID : le distinct ID de l'utilisateur, requis. Il vient en général du nœud précédent, sous la forme {{ $json.field }}.
  • Properties : collection rangée dans Additional Fields, avec un bouton Add Property, une ligne par propriété à joindre à l'événement.
Cas d'usage
une facture passée au statut payé dans un workflow de facturation devient un événement, avec l'offre et le montant en propriétés.

Identity

1 opération
03

Create an identity

identity.create

Ce que tu vois dans n8n

Notes & cas d'usage

Un seul champ obligatoire ici : le distinct ID de l'identité. C'est l'appel le plus léger des cinq, et un bon premier nœud quand ton workflow connaît la personne avant le produit.

Paramètres clés

  • Distinct ID : le distinct ID de l'identité, requis, et seul champ obligatoire de l'opération.
  • Properties : dans Additional Fields, avec le même mécanisme Add Property que sur les autres opérations.
  • Timestamp : optionnel. Vide, il se règle automatiquement sur l'heure courante.
Cas d'usage
un import nocturne de nouvelles fiches depuis un CRM crée d'abord l'identité, et la suite du workflow peut ensuite y rattacher des événements.

Track

2 opérations
04

Track a page

track.page

Ce que tu vois dans n8n

Notes & cas d'usage

Voilà l'opération qui déclare une page vue depuis le workflow plutôt que depuis un navigateur. Pratique quand la page est servie là où aucun script client ne tourne.

Paramètres clés

  • Name : requis, le nom de la page suivie.
  • Distinct ID : le distinct ID de l'utilisateur, requis, pour que la vue soit rattachée à quelqu'un et non flottante.
  • Properties : disponible dans Additional Fields via Add Property, une ligne par propriété.
Cas d'usage
un document réservé aux clients, servi par ton propre back-office, est suivi au moment de la livraison, avec le distinct ID du lecteur pris dans la requête.
05

Track a screen

track.screen

Ce que tu vois dans n8n

Notes & cas d'usage

Même logique, autre surface : celle-ci enregistre un écran et non une page, avec le nom de l'écran et la personne concernée.

Paramètres clés

  • Name : requis, le nom de l'écran suivi.
  • Distinct ID : le distinct ID de l'utilisateur, requis.
  • Timestamp : optionnel, dans Additional Fields. Non renseigné, il prend l'heure courante : donne-lui une valeur quand l'écran a été atteint avant l'exécution du workflow.
Cas d'usage
un lot d'activité applicative récupéré depuis une file d'attente est rejoué écran par écran, chaque élément portant son propre horodatage.
Besoin d'aide

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FAQ

PostHog et n8n, les questions qui reviennent

01L'intégration PostHog n8n est-elle gratuite ?
Oui du côté n8n. Le nœud PostHog est livré avec n8n : rien à installer, aucun coût supplémentaire pour l'ajouter, que tu sois sur n8n Cloud ou sur une instance auto-hébergée en Community Edition sous licence Sustainable Use. Un workflow construit d'un côté fonctionne à l'identique de l'autre, donc tu peux prototyper sur le Cloud et déménager ensuite sans refaire tes nœuds. Ce à quoi tu te connectes côté PostHog, c'est ton compte ou ton serveur, et ça se règle entre PostHog et toi. Dans n8n, la seule chose que le nœud te coûte, c'est le temps de créer le credential une fois.
02Quels identifiants faut-il pour le nœud PostHog ?
Une clé API, et surtout la bonne selon les endpoints appelés. Le credential PostHog de n8n demande deux valeurs : l'URL de l'API et la clé API. Pour les endpoints publics en POST uniquement, c'est une Project API key, à prendre dans les réglages General du projet. Pour les endpoints privés, c'est une Personal API key, dans la section Personal API Keys des réglages de ton compte utilisateur. L'URL suit la même logique : sur US Cloud, us.i.posthog.com pour le public en POST uniquement et us.posthog.com pour le privé, avec les équivalents eu sur EU Cloud, ou ton propre domaine si tu héberges PostHog. Il faut évidemment un compte PostHog, ou une instance à toi, avant tout ça.
03Quelles sont les limites du nœud PostHog dans n8n ?
Le nœud expose 5 opérations réparties sur 4 ressources : Alias, Event, Identity et Track. C'est le catalogue livré tel quel, et chacun de ces appels réclame un distinct ID. Quand l'endpoint que tu cherches n'est pas dans ce catalogue, le nœud HTTP Request appelle n'importe quel endpoint de l'API PostHog en réutilisant le même credential via l'authentification prédéfinie. Rien n'est donc bloqué, l'appel change juste de nœud. L'autre point à planifier, c'est l'absence de trigger, traitée juste en dessous. Le reste dépend de la façon dont ton workflow alimente le nœud.
04PostHog a-t-il un trigger dans n8n ?
Non. PostHog n'a pas de nœud trigger dans n8n, donc un workflow qui le concerne démarre toujours ailleurs. Trois options couvrent presque tous les cas. Le Schedule Trigger lance le workflow à intervalle fixe, ce qui convient aux imports et aux traitements nocturnes. Le nœud Webhook de n8n te donne une URL qu'un service tiers appelle, c'est-à-dire un point d'entrée déclenché de l'extérieur : le modèle 968 de la bibliothèque n8n crée justement un événement PostHog quand une requête arrive sur cette URL. Enfin, tu peux partir du trigger d'un autre outil, et le nœud PostHog devient une étape plus loin dans la chaîne. Le choix dépend de qui sait en premier qu'il s'est passé quelque chose.
05n8n ou Make pour PostHog ?
Ça dépend de quatre critères, et le prix n'en est qu'un. L'hébergement d'abord : n8n s'auto-héberge avec Docker ou npm, ou s'utilise sur n8n Cloud, alors que Make est uniquement hébergé par son éditeur. La maîtrise des données en découle, puisqu'une instance n8n chez toi garde dans ton infrastructure les données que tu pousses vers PostHog. Le modèle de coût ensuite : Make facture à l'opération, ce qui se simule volontiers quand un workflow crée un événement par élément sur un gros lot. La logique visuelle enfin : les deux outils travaillent au canvas, et la bonne réponse est souvent celle que ton équipe lit le plus vite. Le choix se joue sur la plateforme, pas sur cette intégration.